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Domicile partagé

Au Domicile Partagé, c’est le bonheur intégral !

La Ressource, un concept inédit de Domicile Partagé pour les personnes atteintes d’un handicap lourd. Un projet porté (depuis 2012) à bout de bras par l’association Vies partagées 62 et sa présidente, Pascale Hunet. Depuis deux mois, huit sous-locataires y partagent leur quotidien 24h/24. Un lieu qui respire le bonheur des résidants et des familles au cœur de l’écoquartier.

Le Domicile Partagé émane d’un besoin des parents d’enfants porteurs de handicap de trouver des solutions autres parfois que les structures spécialisées parce qu’il y a un grand manque de places et que c’est aussi un choix de vie différent.


« Ce n’est pas une structure médico-sociale et cela n’empêche absolument pas à un sous-locataire d’aller dans ces structures. C’est juste un habitat qui remplace le cadre familial » précise la présidente.
Au Domicile Partagé, les parents trouvent la souplesse de pouvoir venir voir leurs enfants quand ils le veulent, d’avoir un regard sur l’ensemble de la gestion, sur les activités… « Par rapport à une structure classique, ici, on a le droit de regard sur tout et on peut gérer avec les autres parents. Ce qui nous intéresse, c’est de pouvoir s’impliquer à 100 % pour nos enfants. Et en même temps nous sommes là aussi pour les autres » raconte Thierry Kerfi, papa de Stéphanie 21 ans.

Vivre sans la famille tout en gardant le lien

C’est en fait un projet parental pour recréer une grosse cellule familiale où chacun trouve sa place. « Bien évidemment ce sont des adultes, mais ce sont nos enfants » ajoute Pascale Hunet.
Tout en gardant ce lien étroit familial, l’idée c’est d’apprendre à vivre sans la famille et c’est un besoin pour ces personnes porteuses de handicap. Depuis l’ouverture, un gain d’autonomie de chacun est constaté et une super relation s’est créée au sein du groupe avec une capacité, selon les différents handicap, de vivre ensemble et de s’entraider.

« A la maison, Nassime ne sortait jamais et passait ses journées sur internet. Depuis qu’il est ici, je ne reconnais pas mon fils. Il se rend seul au magasin pour faire les courses. Il a vraiment changé et il se sent bien » se réjouit Chara Khira, sa maman.
Pour Julie 23 ans, le Domicile Partagé a changé beaucoup de choses dans sa vie. « J’étais un petit peu émue parce qu’il faut bien couper le cordon avec maman. Mais ici tout se passe bien, ils sont supers gentils, cools et à l’écoute. Et avec les autres sous-locataires, l’intégration se fait tranquillement ». Et de conclure : « C’est le bonheur intégral ! ».

Le Domicile Partagé fonctionne jour et nuit

Dans la journée, les sous-locataires sont encadrés par des personnes d’un service d’aide à domicile (Vitalliance) et la nuit un veilleur est présent (3 personnes en journée et une la nuit), relayées par des bénévoles, des personnes en service civique pour de l’accompagnement lors des sorties. Il faut également souligner la participation active des familles puisque des parents font les courses, participent aux activités etc.

La structure peut accueillir 8 sous-locataires qui sont titulaires de leur bail. L’association loue au bailleur social et sous-loue les chambres aux personnes qui les agencent selon leurs souhaits.
Pour les financements, la mutualisation des PCH permet de financer les services d’aide à domicile et les sous-locataires payent un loyer (prix du bailleur social divisé par 8) ainsi que les frais alimentaires, l’énergie, les charges…
Les repas, les menus sont établis collectivement avec les locataires et les familles et ils ont toujours un choix secondaire selon leurs goûts en tenant compte d’éventuels régimes ou allergies déclarés. « Rien de leur est imposé, ils sont chez eux et les repas sont préparés sur place avec les aides à domicile et les locataires qui le souhaitent » affirme Aurélie Duquenne. Son rôle de Maîtresse de maison consiste à gérer le quotidien des sous-locataires au sein de l’hébergement. « Cela va de la préparation des repas en essayant de les solliciter au maximum pour préserver une autonomie pour les personnes qui peuvent se permettre de nous aider, en passant par la gestion des vêtements, le changement de la literie…, jusque la prise de traitements médicaux, en dehors des résidants qui sont pris en charge par un infirmier libéral ».

Aurélie a aussi en charge les animations (activités peintures, olympiades, sorties). « Nous leur proposons diverses animations, rien n’est obligation, ils sont adultes et autonomes et cela reste leur choix. Et on se rend compte qu’au fur à mesure des jours qui passent, ils deviennent de plus en plus autonomes ».

Développer l’inclusion sociale

Le Domicile Partagé est un lieu de vie avec des activités en commun et une volonté de développer l’inclusion sociale.

Le Covid étant passé par là, tout ce qui avait été programmé avant l’ouverture a dû être reporté, mais de nouveau, les projets se mettent en place.

Un partenariat avec l’équipe de restauration de La Cantine au sein de la cuisine pédagogique pour apprendre à cuisiner a débuté. L’équithérapie deux fois par semaine a commencé et comporte de nombreux bienfaits notamment sur le plan comportemental. « Nous aurons prochainement Médecins du Monde qui interviendront sur des ateliers de prévention santé. Et nous sommes ouverts à toutes propositions d’inclusion sociale pour nos sous-locataires » déclare Sylvie Vergote, animatrice coordinatrice du Domicile Partagé. Avec pour missions de veiller au bien-être des sous-locataires et de faire en sorte que tout fonctionne bien au sein de La Ressource, Sylvie Vergote vieille aussi sur la gestion du quotidien (accompagnement, toilettes, alimentation équilibrée) et assure le lien avec les familles. « Mon rôle c’est aussi d’être auprès des partenaires opérationnels et financeurs, et notamment avec la Ville de Méricourt, partenaire de la première heure, et de faire en sorte que nos sous-locataires aient une vie citoyenne ».