Accueil > Méricourt Actualité > Revue de presse > Les Elus passent à l’action pour conserver leurs dessertes SNCF

Les Elus passent à l’action pour conserver leurs dessertes SNCF

Depuis mi-décembre, la réorganisation des dessertes SNCF a pris effet. Un choix qui pénalise les usagers méricourtois car les trains ne s’arrêtent plus à la halte "Corons de Méricourt". Les mêmes problématiques sont aussi vécues à Avion et Sallaumines. Depuis, Bernard Baude, Jean-Marc Tellier et Christian Pedowski, respectivement maires des trois communes, ainsi que Daniel Branchu, représentant d’un Collectif d’usagers avaient entamés des négociations avec la SNCF. Ces dernières n’ayant pas donné totale satisfaction, les élus sont passés à l’action.
Vendredi dernier (31 janvier), au terme de la réunion avec les représentants de la SNCF, c’était la déception et les élus ont clamé leur mécontentement face aux propositions formulées.
A Méricourt, la SNCF propose d’ajouter un direct matin et soir, une proposition insuffisante pour Bernard Baude.
Alors ce jeudi 5 février matin, ils ont lancé leur première opération "Coup de poing".
Bernard Baude, maire de Méricourt, Jean-Marc Tellier, maire d’Avion et Audrey Dautriche, adjointe de Sallaumines, soutenu par Cathy Apourceau, sénatrice, ainsi que de nombreux élus et usagers, ont envahi la gare d’Avion pour manifester leur colère face aux dernières propositions de la SNCF.
« Si une avancée, même insuffisante, est à noter à Méricourt, martelait Bernard Baude, cela prouve que le combat est toujours utile et que l’on continuera à mener ce combat pour les Avionnais, les Sallauminois et les Billysiens. Lors d’une première réunion en décembre, ils nous ont promis de revoir les choses. Sur Méricourt, ce que l’on a gagné, c’est un direct le matin à 7h16 et un retour le soir. Mais cela ne suffit pas, il faut qu’il y en ait plusieurs. C’est du service public ».

Un droit pour les citoyens

Et cela pose deux questions fondamentales. La première, c’est que la planète, on en a qu’une et il serait plus judicieux que les gens prennent les transports en commun plutôt que les voitures.
La seconde, dans une région où les fins de mois sont souvent très difficiles, ce serait plus normal de prendre le train plutôt que d’acheter une seconde voiture afin de se rendre sur Lille pour des raisons de travail, d’études universitaires etc.
Et le maire de citer un exemple sur un retour Lille/Méricourt. « Les gens vont devoir descendre à Billy-Montigny, attendre (40 minutes) une correspondance qui vient de Douai, alors que ce train-là, passe à Méricourt mais ne s’arrête plus ».
Les Elus ne sont pas décidés à laisser faire parce que c’est tout simplement du bien public et un droit pour leurs citoyens pour se déplacer.
« Aujourd’hui, notre action c’est un soutien pour notre commune et ses habitants parce qu’il y a des Méricourtois qui, pour se rendre à Arras ou Paris, viennent prendre le train en gare d’Avion. Oui, il s’agit d’un maillage de desserte de transport en commun et nous sommes tous concernés ».
De concert, élus et usagers veulent être pris au sérieux et être entendus. « On veut récupérer nos arrêts, prendre le train dans nos communes et développer le transport en commun. Il faut que la SNCF s’engage à faire des propositions sérieuses sinon on continuera les actions bien évidemment. ».
En fin de matinée, les élus des trois communes ont rencontré les représentants de la SNCF et étaient en contact direct avec le Cabinet du Président du Conseil régional.
- Publié le 07/02/2020

info portfolio