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Jardin, cuisine, sport, culture..., les personnes porteuses de handicap au cœur de l’action

L’association "Vies partagées 62", née du constat d’un manque de places en structures spécialisées, accueille les personnes handicapées. Depuis 2012, l’association permet à des adultes handicapés de sortir du domicile familial, de rencontrer d’autres personnes et de soulager les aidants.
A la Halte-répit, rue Jules Mousseron, les personnes viennent, quelques heures durant, partager des activités. Chacun y a ses habitudes et tout le monde se connaît. Au fil des années, des liens ont été noués avec les associations locales et des partenariats se sont développés.
Depuis plusieurs mois, des ateliers cuisine, une sortie nature avec Salem Laabd qui leur a fait visiter un jardin potager partagé, une action sportive travaillée avec Francis Villette et Christophe Talaga et une activité culturelle ponctuée par une visite au Louvre-Lens ont animé les journées des personnes porteuses de handicap.
Récemment, la restitution de ces activités s’est déroulée à La Cantine au terme d’un atelier cuisine financé par la mutuelle des cadres, GSMC, partenaire sur le projet dans le cadre des actions sociales à destination des personnes avec des problèmes de santé ou de handicap.
"Les points forts de ces ateliers cuisine démontrent que les personnes handicapées sont capables de faire des choses. eIles ont créé un buffet avec des verrines, des cakes etc. Et les familles et les bénévoles vont les déguster avec elles" explique Pascale Hunet, présidente de l’association Vies Partagées 62. "Cet apprentissage permet de les mettre en valeur et va ensuite leur servir pour continuer et recevoir d’autres personnes".
La présidente remerciait les partenaires et la Municipalité "qui nous aident et nous soutiennent à chaque étape de notre chemin, parfois tortueux, et ce depuis 2011. Pour ce projet, la Ville nous a permis de véhiculer les personnes grâce à la navette et nous a mis à disposition cette superbe cuisine pédagogique et son équipe dirigée par Thierry et Matthieu, supers cuisiniers pédagogues".

"A Méricourt, sans faire de bruit, on agit"

Le Centre social d’éducation populaire est un bel équipement, mais quelle que soit la structure, l’intérêt, c’est comment on l’utilise ? Et pour le maire, la question du handicap est une question qui, malgré tout, reste difficile dans la société, "même si la conférence nationale sur le handicap vient d’être lancée, il existe encore tellement d’endroits inaccessibles et ce n’est pas excusable avec les moyens que nous avons".
Se remémorant le lancement du grand plan sur la question du handicap en 1995, Bernard Baude estime de toute évidence, qu’il y a eu des avancées. "Mais qu’est-ce que c’est long. Et j’espère que ce lancement de cette énième conférence nationale sur le handicap ne soit pas qu’un jeu médiatique. Ici à Méricourt, sans faire de bruit, on agit, on avance et on le doit à vous les bénévoles et aussi les partenaires qui s’engagent. Et tout en restant humble, cela ne nous empêche pas d’avoir beaucoup d’ambitions".
Et des ambitions, l’association en a. Cela fait huit ans que la présidente et son équipe travaille sans relâche pour ouvrir un Domicile partagé (vois encadré ci-dessous). "Son ouverture est prévue au mois d’avril" annonçait avec fierté Pascale Hunet qui adressait un grand merci aux partenaires, aux fidèles bénévoles toujours présents et aux personnes porteuses de handicap "qui donnent un sens à nos actions et qui nous font avancer dans notre vie sans nous soucier du chemin semé d’embûches. Nous sommes tombés souvent, mais toujours, nous nous sommes relevés. Grâce à vous, nous levons la tête et persitons à viser les étoiles".
- Publié le 18/02/2020

Bientôt un Domicile partagé

Au coeur de l’écoquartier, face à l’Espace public La Gare et sa médiathèque, au 126 rue de La Gare, c’est là que bientôt, va s’ouvrir le Domicile partagé.
Actuellement les travaux se terminent au rez-de-chaussée d’un collectif de Pas-de-Calais Habitat.
Soutenu depuis le départ par la Municipalité, ce projet de longue haleine, porté à bout de bras par l’association "Vies partagées 62", reçoit les aides du Département (pour la cuisine, la domotique...), de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), de l’ARS (Agence régionale de la santé) qui les subventionne sur le fonctionnement (46 000 euros par an pour financer la salariée animatrice et coordinatrice et les loisirs). Un accompagnement par des professionnels médico-sociaux sera assuré jour et nuit dans ces locaux adaptés aux normes PMR (personne à mobilité réduite).
"Notre association a un certificat d’intermédiation locative, nous louons les locaux au bailleur (Pas-de-Calais-Habitat) et nous sous-louons à 8 personnes porteuses de handicap" explique Pascale Hunet. Actuellement 6 chambres sur les 8 disponibles sont retenues. "Des personnes sont en attente mais ne correspondent pas forcément. Il faut qu’il y ait un certain équilibre sur le groupe. Le public ciblé, ce sont des personnes porteuses de handicap qui n’ont pas de comportement violent et dont la famille veut continuer à s’occuper et à participer à la vie de leur enfant. Il faut que ces personnes porteuses de handicap aient une vie la plus normale possible".
- Pour les personnes intéressées, s’adresser à Pascale Hunet, au 06 59 95 93 51.

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