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Cent printemps pour Isabelle Weegart

Malgré la crise sanitaire du Covid-19, Isabelle Weegart a fêté ses 100 printemps. Une journée un peu particulière pour cette élégante centenaire que ce mardi 26 mai, où, dans sa petite maison des mines de la cité du Maroc, elle a reçu quelques membres de sa famille et l’adjointe aux Seniors, Marianne Lenne.
En cette période un peu terne de déconfinement et dans le respect des gestes barrières, l’ambiance était plutôt joyeuse autour de la doyenne, tout sourire avec sa fille Yolande. Certes la famille ne pouvait se retrouver au complet mais l’événement a rassemblé sous son toit quatre générations sur les cinq qu’elle compose.
Et la joie se lisait dans les yeux d’Isabelle Weegart, née Requena le 26 mai 1920 à Policar en Espagne.
A deux ans, elle est arrivée en France, à Méricourt où son père travaillait aux mines. Après un accident, il a été embauché à la mairie pour s’occuper des chauffages dans les écoles.
A 17 ans, Isabelle épousera Paul Weegart, lui aussi mineur. Parti à la guerre de 1939 à 1942, il reprendra ensuite son métier au puits de Sallaumines, où ils habitaient. Isabelle donnera naissance à Yolande le 11 février 1943 et malheureusement 11 jours après, son mari Paul décède au fond, sous un éboulement. Avec sa fille, Isabelle revient habiter chez ses parents rue de Douaumont à Méricourt. Huit années plus tard, en 1951, elle se met en ménage avec Marcel (décédé en 2012), mineur à la fosse 3, dans la maison voisine à celle de ses parents, là où elle vit encore aujourd’hui.
Depuis, sa fille Yolande lui a donné quatre petits-enfants, Jean-Paul, Isabelle, Laurent et Maryline. La famille s’est ensuite agrandie puisque qu’Isabelle compte aujourd’hui 7 arrière petits-enfants (cinq filles et deux garçons) et deux arrière-arrière-petites-filles Emmy qui a fêté ses 7 ans ce même jour (26/05/2013) et Arya. Une bien belle famille.
Malgré une fracture du col du fémur en 2014, Isabelle vit seule dans son logement et reçoit régulièrement des aides pour la toilette, le repas du midi et le coucher. Si aujourd’hui, la vue et l’ouïe lui font défaut, Isabelle a conservé un bon appétit et mange de tout. « Elle était d’ailleurs une excellente cuisinière. Je me souviens des Roscos, une recette espagnole qu’elle nous faisait » en ’’salive’’ encore sa petite-fille Maryline.
- Publié le 28/05/2020

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